Discover Islam Leaflets

English- Dutch - Danish - Chinese - Spanish - Japanese
  1. UN APERCU DE l’SLAM
  2. QUE DISENT-ILS DU CORAN
  3. CE QU’ILS DISENT DE L’ISLAM
  4. CE QU’ILS DISENT A PROPOS DE MUHAMMAD
  5. LE SYSTEME MORAL DE L’ISLAM
  6. L’ISLAM ET LES PROPHETES
  7. LE CONCEPT DE CULTE EN ISLAM
  8. LA NOTION DE DIEU DANS L’ISLAM
  9. LES DROITS DE L’HOMME EN ISLAM 
Un aperçu de l’Islam 

En langue arabe, le mot Islam signifie paix, soumission et obéissance. La religion islamique consiste à accepter sans réserve les enseignements et la règle de Dieu, tels qu’ils furent révélés à Muhammad, Son Prophète (que la paix et la bénédiction soient avec lui).

Est Musulman celui qui croit en Dieu et s’efforce de mettre sa vie entière en accord avec la Révélation Divine et les paroles du Prophète. Il doit également s’employer à édifier la société humaine sur les mêmes fondements.

 “ Mahométisme ” est un terme erroné pour l’Islam : il en trahit le véritable esprit. 

Le mot “Allah” est le nom réservé à Dieu dans la langue arabe. C’est un terme unique qui ne peut se mettre ni au pluriel ni au féminin.

LA CONTINUITE DU MESSAGE :

L’Islam n’est pas une nouvelle religion. C’est essentiellement le même message et la même règle qu’Allah a révélés à chacun des Prophètes :

“ Dis : nous croyons en Allah, à ce qu’il nous a révélé, à ce qu’il a révélé à Abraham, à Ismael, à Isaac, à Jacob et aux tribus, à ce qui a été donné par leur Seigneur à Moïse, à Jésus et aux autres prophètes. Entre eux nous ne mettons aucune différence et nous nous soumettons aucune à lui. ” (Coran, 3,83).

Le message qui fut révélé au Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) contient l’Islam dans toute son étendue, sous sa forme complète et définitive.

LES CINQ PILIERS DE L’ISLAM :

Il y a cinq piliers de l’Islam :

1. La profession de foi : témoigner que nul autre qu’Allah n’est digne d’être vénéré et que Muhammad est Son Envoyé auprès de tous les hommes jusqu’au Jour du Jugement. Que muhammad soit le Prophète oblige chaque Musulman à prendre modèle sur sa vie exemplaire.

2. Les prières : tout Musulman a le devoir de faire ses prières cinq fois par jour en hommage à Allah, Elles animent et renforcent la croyance en Allah, et elles élèvent la moralité de l’homme. Elles purifient le cœur et écartent la tentation de la faute et du mal.

3. Le jeûne du mois de Ramadan : pendant le mois de Ramadan, non seulement les Musulmans s’abstiennent de nourriture et de boisson ainsi que de rapports sexuels de l’aube jusqu’au crépuscule, mais encore ils se gardent des intentions mauvaises et des désirs pernicieux. C’est une école d’amour, de sincérité et de dévotion qui développe une saine conscience sociale et cultive la patience, l’altruisme et la volonté.

4. La Zakat : C’est un devoir religieux pour chacun de consacrer, en aumône purificatrice, 2,5% de son revenu annuel. Cette somme est redistribuée aux plus pauvres de la communauté.

5. Le Pèlerinage à la Mecque : chacun doit l’effectuer une fois dans sa vie, si cela est économiquement et physiquement possible.

En plus de ces piliers de la foi, toute action faite dans la conscience qu’elle se conforme à la volonté d’Allah est également considérée comme un hommage à Dieu.

L’Islam prescrit la croyance en un Dieu Unique et Souverain qui rend l’homme conscient de la riche signification de l’Univers et de la place qu’il y occupe. Cette croyance le libère de toutes ses peurs et de toutes ses superstitions en lui faisant sentir la présence d’Allah Tout-Puissant, et en lui rappelant les obligations qu’il a envers Lui. La foi doit s’exprimer et se prouver en actes. La foi seule ne suffit pas. La croyance en un Dieu Unique exige que l’on considère l’humanité tout entière comme une seule et même famille sous la tutelle universelle de Dieu Tout-Puissant, le Créateur et le Nourricier des hommes. L’Islam rejette l’idée d’un peuple élu et fait de la foi en Dieu et des bonnes actions la seule voie du salut. Aussi une relation directe s’établit-elle avec Dieu, sans qu’il soit besoin d’aucun intercesseur.

L’HOMME, AGENT LIBRE :

L’homme est la plus parfaite création de Dieu. Il possède le potentiel intellectuel les plus riches. Il est laissé relativement libre dans ses volontés, ses actions et ses choix. Dieu lui a montré le droit chemin et la vie du Prophète Muhammad lui fournit un excellent modèle. A suivre l’un et l’autre, il se met sur la voie de réussite et du salut. L’Islam enseigne la sainteté de la personne humaine et confère une égalité à tous sans distinction de race, de sexe ou de couleur. La loi divine, énoncée dans le Coran et illustrée par la vie du Prophète, est souveraine en toute circonstance. Elle s’applique également aux grands de ce monde comme aux plus humbles, au prince comme au paysan, à celui qui commande comme à celui qui obéit.

LE CORAN ET LE HADITH :

Le Coran est la dernière révélation de Dieu et la source fondamentale de l’enseignement et des lois islamique. Le Coran traite les bases des croyances, de la moralité, de l’humanité, du culte, de la connaissance, de la sagesse, de la relation entre Dieu et l’homme et des rapports humains sous tous leurs aspects. Une part importante de ce Livre Saint qu’est le Coran est consacré à des enseignements d’une grande portée sur lesquels peuvent se fonder de bons systèmes en matière de justice sociale, d’économie, de politique, de législation, de jurisprudence, de droit et de relations internationales. Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) lui-même était un illettré. Néanmoins, c’est de son Vivant et sous sa surveillance que le Livre Saint du Coran fut confié à la garde de la mémoire et consigné par ses disciples. Le texte original et complet du Coran est accessible à tous en arabe, langue dans laquelle se fit la révélation. Des traductions de son message sont largement répandues en de nombreuses langues.

Le HADITH, qui se compose des enseignements, des paroles et des actions du Prophète Muhammad soigneusement réunis et rapportés par ses pieux compagnons, expliquent et développent le sens des versets coraniques.

L’IDEE DE CULTE :

L’Islam n’enseigne pas un simple ritualisme et ne peut pas s’en contenter. Il souligne l’importance de l’intention et de l’action. Rendre un culte à Dieu, c’est le connaître, L’aimer et agir sous Sa loi dans toutes les circonstances de la vie, c’est imposer le bien, faire obstacle à l’injustice et à l’oppression, c’est pratiquer la charité et la justice, c’est servir Dieu en servant l’humanité. Le Coran exprime cette idée de manière sublime dans le passage suivant : “  La vertu ne consiste pas à tourner son visage vers l’Est ou vers l’Ouest, mais vertueux est celui qui croit en Dieu et au Jour de Jugement dernier, aux anges et au Livre et aux prophètes ;qui fait, pour l’amour de Dieu, don de ses richesses à ses proches, à l’orphelin, au nécessiteux et au voyageur; qui observe scrupuleusement le culte et l’aumône de la Zakat. Vertueux sont ceux qui respectent les engagements qu’ils contractent, ceux qui se montrent patients dans l’épreuve, dans l’adversité et dans la détresse. Ceux-là sont sincères. Ceux-là craignent Dieu. ” (Coran, 2, 177).

LE MODE DE VIE ISLAMIQUE :

L’Islam indique des lignes de conduite précises qui s’appliquent à tous les hommes et qu’il s’agit de suivre dans toutes les situations de l’existence. La règle qu’il donne est d’une large portée : elle inclut les domaines sociaux . économiques, politiques, moraux et spirituels. Le Coran rappelle à l’homme le but de son existence terrestre ainsi que ses devoirs et obligations envers lui-même, envers ses parents et ses proches, envers sa communauté et ses semblables, envers son Créateur. L’homme reçoit des règles de conduite fondamentales pour donner sens à sa vie et l’existence s’offre à lui comme un défi qui lui permet de mettre en pratique ces idéaux élevés. Selon l’Islam, la vie humaine forme, non pas une collection de fragments disparates et concurrents, mais une totalité harmonieuse. Le sacré et le profane ne sont pas des dimensions disjointes en l’homme : ils se conjuguent dans la nature de l’être humain.

UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE :

Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) est né en l’an 570 après Jésus-Christ dans la ville de la Mecque en Arabie. Issu d’une famille de la noblesse, il reçut la première révélation à l’âge de quarante ans. Dès qu’il eut commencé à prêcher l’Islam, lui et ses disciples furent persécutés et ils eurent à face à de rudes épreuves. C’est pourquoi Dieu lui ordonna de se rendre à Médine, une autre ville d’Arabie. En une courte période de 23 ans, il acheva sa mission de prophète et il mourut à l’âge de 63 ans. Sa vie fut exemplaire ; en tant qu’incarnation des enseignements coraniques, elle peut servir de modèle à tous les êtres humains.

L’ISLAM, REPONSE AUX QUESTIONS D’AUJORD’HUI :

La fraternité humaine : Un des grands problèmes auxquels on se trouve aujourd’hui confronté est le racisme. Les pays matériellement développés peuvent envoyer l’homme sur la lune, mais ils sont incapables de mettre fin à la haine et aux luttes entre l’homme et ses semblables , Durant les quatorze derniers siècles, L’Islam a démontré pratiquement comment le racisme peut être vaincu. Chaque année, à l’occasion du Hajj, on peut assister au miracle islamique de la vraie fraternité entre toutes les races et toutes les nations.

La Famille : La Famille, élément de base de toute civilisation, se désintègre dans tous les pays occidentaux. L’organisation familiale islamique établit un équilibre harmonieux entre les droits de l’homme, de la femme, des parents. L’Islam encourage l’altruisme, la générosité et l’amour dans un cadre familial bien structuré.

UNE VISION DU MONDE COHERENTE :

Dans leur vie, les êtres humains se conforment à leur vision du monde. Le drame des sociétés laïques est qu’elles échouent à harmoniser les divers aspects de la vie. Le profane et le sacré, le scientifique et le spirituel apparaissent comme des dimensions conflictuelles. L’Islam met fin à ce conflit par la cohérence qu’il confère à la vie humaine.

LE POUVOIR D’ATTRACTION DE L’ISLAM :

Pour quiconque a soif de savoir, l’Islam bénéficie d’un immense pouvoir d’attraction. Il apporte une solution pour tous les problèmes de la vie. Il mène à une vie meilleure et plus complète dont toutes les étapes glorifient Dieu, le Créateur Tout-Puissant et le Nourricier Miséricordieux.
 

QUE DISENT-ILS DU CORAN 

L’humanité n’a eu connaissance des commandements de Dieu que par deux voies : en premier lieu la parole d’Allah, et en second lieu les Prophètes qui ont été choisis par Dieu afin de communiquer sa volonté aux êtres humains. Ces deux voies vont de pair et toute tentative pour connaître la volonté de Dieu en négligeant l’une ou l’autre de ces voies a toujours été trompeuse. Les Hindous, délaissant leurs prophètes se plongèrent dans leurs livres qui se révèlent être des rébus dans lesquels ils s'égarèrent. De même, les Chrétiens ne prêtèrent guère attention au livre d’Allah, n’accordèrent d’importance qu’au Christ et, non seulement ils lui donnèrent rang de divinité, mais ils négligèrent jusqu’à l’essence du Tawhêd (monothéisme) contenu dans la Bible.

En réalité, les principales Ecritures révélées avant le Coran, c’est-à-dire l’Ancien Testament et l’Evangile, n’ont été transcrites sous forme de livres qu’après le temps des prophètes, car les disciples de Moïse et de Jésus ne firent guère d’efforts pour préserver ces Relations du vivant de leurs prophètes. Elles ne furent écrites que longtemps après la disparition de ceux auxquels elles avaient été révélés. C’est ainsi que la Bible telle que nous la connaissons à l’heure actuelle(l’Ancien et le Nouveau Testament) est composée de traductions de récits individuels concernant les révélations originelles et contient les ajouts et suppressions faits par les disciples des prophètes en question. Tout au contraire, le dernier Livre révélé, le Coran, subsiste dans sa forme originelle. Allah a veillé Lui-même à ce qu’il soit préservé. C’est la raison pour laquelle le Coran a entièrement été écrit du vivant du Prophète Muhammad (p.b.s.l) sur des feuilles de palmier, des morceaux de parchemin, des os etc… De plus des dizaines de milliers de compagnons de Prophète mémorisèrent le Coran dans son entier; le Prophète lui-même le récitait à l’ange Gabriel une fois par an et deux fois alors qu’il était sur le point de mourir. Plus tard, le premier Calife, Abou Bakr chargea Zaid Ibn Thabit, le scribe du prophète, de rassembler les écrits du Coran en un seul volume, qui ne quitta pas Abou Bakr jusqu’à sa mort. Il passa alors aux mains du second Calife Omar, puis à celles de l’épouse du prophète, Hafsa. Le troisième Calife Othman fit faire plusieurs copies de ce volume original et les envoya dans les différents territoires, 

musulmans.

Le Coran fut méticuleusement préservé car il devait être le Livre des commandements qui allaient guider l’humanité pour l’éternité. C’est pour cette raison qu’il ne s’adresse pas seulement aux Arabes bien qu’il fût révélé dans leur langue. Il s’adresse à l’Homme en tant qu’être humain. “ O Homme! Qui t’a détourné de ton Seigneur ?”. L’application des préceptes coraniques est montrée par l’exemple de Muhammad (p.b.s.l) et des bons Musulmans à travers les âges. L’approche du Coran est caractérisée par les instructions données qui ont pour objectif le bien-être de l’homme et s’appuient sur les moyens qui sont à la portée de celui-ci. La sagesse coranique est décisive en toutes choses. Elle ne condamne ni ne martyrise la chair, mais elle ne néglige pas l’âme. Elle ne donne pas forme humaine à Dieu et elle ne déifie pas l’homme. Chaque chose a sa place dans la création.

Pour tout dire, les érudits qui prétendent que Muhammad (p.b.s.l) est l’auteur du Coran soutiennent quelque chose d’humainement impossible. Un individu quelconque du VI° siècle de l’ère chrétienne aurait-il pu émettre des vérités scientifiques telles que celles que contient le Coran ? Aurait-il pu décrire l’évolution de l’embryon dans l’utérus avec autant de précision que dans la science moderne ?

D’autre part, peut-on logiquement penser que Muhammad (p.b.s.l), qui jusqu’à l’âge de 40 ans n’était connu que pour son honnêteté et son intégrité, aurait commencé tout d’un coup à produire un livre dont la qualité littéraire reste inégalée, et dont l’équivalent n’a jamais été produit par aucun de ceux qui forment la cohorte des plus grands poètes et orateurs arabes? Enfin, est-il justifié de dire que Muhammad (p.b.s.l), surnommé Al-Amin (celui qui est digne de confiance) par ses contemporains, dont les érudits non musulmans continuent d’admirer l’honnêteté et l’intégrité, aurait apporté de fausses assertions et entraîné à sa suite des milliers d’hommes de caractère, honnêtes et intègres, capables d’établir la meilleure société humaine sur terre, avec des mensonges ?

En vérité, tous ceux qui cherchent la vérité avec sincérité et impartialité croiront que le Coran est le Livre révélé par Dieu.

Sans toutefois être entièrement en accord avec tout ce qu’ils disent, nous citons ici les opinions de quelques érudits non musulmans sur le Coran. Le lecteur pourra constater que le monde moderne s’approche de plus en plus de la vérité en ce qui concerne le Coran. Nous appelons tous les érudits sans préjugés à étudier le Coran à la lumière de ce qui a été dit ici. Nous sommes convaincus que le lecteur ne pourra qu’être persuadé que le Coran n’aurait jamais pu être écrit par un être humain.

“ Aussi souvent que nous le lisons, au départ et à chaque fois, il (le Coran) nous repousse. Mais soudain il séduit, étonne et finit par forcer notre révérence. Son style, en harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ainsi ce livre continuera d’exercer une forte influence sur les temps à venir ”.(voir 2).

“ Le Coran occupe, de l’aveu général, une position importante parmi les plus grandes écritures religieuses du monde. Bien qu’étant la dernière-née des œuvres inoubliables de ce type de littérature, il n’y a aucune d’elles qui le surclasse dans le merveilleux impact qu’il a su créer sur une multitude d’homm. Il a fait naître un tout nouvel aspect de la pensée humaine et un caractère tout aussi nouveau. D’abord il convertit de nombreuses tribus hétérogènes des déserts de la péninsule arabe en une nation de héros, et fonda par la suite les grandes institutions politico-religieuses caractéristiques du monde musulman, qui constituent une des forces majeures avec lesquelles L’Europe et l’Orient doivent compter aujourd’hui ”.(voir 3).

“ Bref, c’est une œuvre qui crée des émotions tant vivres qu’inconsistances même chez le lecteur éloigné, éloigné dans le temps et bien plus encore, par rapport au développement intellectuel. A la première lecture, c’est un livre qui vous répugne, mais ce même sentiment hostile se métamorphose en émerveillement et admiration. En fait, une telle œuvre doit être  une somptueuse production de l’esprit humain, et une énigme du plus grand intérêt à tout observateur réfléchi, soucieux des destinées de l’humanité ”.(voir 4).

“ Cette dernière constatation rend inacceptable l’hypothèse de ceux qui voient en Muhammad l’auteur de Coran. Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordre scientifique que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ? ”.(voir 5).

“ Peut-être que l’on ne saurait donc, ici, évaluer ses mérites en tant qu’œuvre littéraire, suivant des règles préconçues, nées d’un goût esthétique et subjectif, mais plutôt par rapport aux effets qu’il eut sur les contemporains et les compatriotes de Muhammad. S’il a choisi un ton aussi austère et convaincant pour s’adresser aux cœurs de ses auditeurs, pour souder des éléments centrifuges et antagonistes en un ensemble compact et bien structuré, animé par des idées jusqu’alors inconnues de l’intellect arabe, son éloquence était sans doute parfaite, tout simplement du fait d’avoir converti des tribus sauvages en une nation civilisée et ajouté une nouvelle trame à la vieille chaîne de l’histoire ”.(voir 6).

“ Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d’œuvre littéraire de l’humanité…Cette caractéristique particulière, cette “symphonie inimitable”, ainsi que le croyant Pickthall décrit son Holy Book “dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes”, a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents : ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit paraît terne et plat par rapport à l’original, somptueusement orné ” (voir7).

“ Une analyse purement objective du Coran à la lumière des connaissances modernes, nous amène a reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps de Muhammad ait pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l’époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu’occupe la Révélation coranique et contraignent la scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste ”.(8).
 

CE QU’ILS DISENT DE L’ISLAM 

L’Islam, qui fût révélé à Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui), est la continuation et le point culminant de toutes les religions précédemment révélées. Il est donc éternel et s’adresse à tous les peuples. Cette position de l’Islam, est étayée par des faits éclatants de vérité. Tout d’abord, aucun autre livre inspiré ne nous est ainsi parvenu dans la forme et avec le contenu de sa révélation. Deuxièmement, aucune autre religion révélée ne peut, avec une telle certitude, prétendre guider l’homme à tous les stades de sa vie terrestre et ce, pour tous les temps. L’Islam s’adresse à l’humanité entière et montre le chemin qui mène à la solution des problèmes humains. Depuis mille quatre cents ans, il a surmonté l’épreuve du temps et présenté toutes les facultés pour établir une société idéale, comme celle qui fut instaurée sous le Prophète (que la paix et la bénédiction soient avec lui).

La victoire de Muhammad, sans le moindre soutien matériel, sur ses ennemis les plus acharnés qu’il amena dans le giron de l’Islam, est un miracle. Les idolâtres, ceux qui perpétuaient aveuglément les mœurs et croyances ancestrales, ou entendaient maintenir les tribus en servitude, et ceux qui ont foulé aux pieds la dignité de l’homme et répandu son sang, se sont convertis pour former la nation la plus sage sous la conduite de l‘Islam et de son Prophète.

L’Islam les a fait accéder aux sommets de la spiritualité et de la dignité humaine en prônant la justice comme seul critère de mérite et d’honneur. L’Islam a façonné leur vie sociale, culturelle et morale, et établi des règles à leur négoce en leur donnant des lois et des principes de base répondant à la nature humaine et donc valables jusqu’à la fin des temps, la nature humaine étant immuable.

Il est regrettable que l’Occident chrétien, au lieu de témoignée plus de compréhension à l’Islam et à son incroyable épanouissement dès le début, l’ait considéré comme une religion rivale. Au temps des Croisades, cette position n’a fait que se durcir, et l’Occident n’a cessé de tenir l’image de l’Islam dans une abondante littérature. Mais l’Islam a commencé de convaincre de son authenticité l’intelligentsia moderne, dont les observations courageuses et objectives battent en brèche toutes les charges portées contre l’Islam par des soi-disant orientalistes prétendus impartiaux.

Nous reproduisons ici quelques témoignages sur l’Islam apportés par de grands auteurs contemporains non musulmans. La vérité n’a pas besoin d’avocats pour plaider sa cause. Mais la propagande subversive, dont l’Islam n’a cessé de faire l’objet, a crée une profonde confusion dans les esprits, même libres et objectifs.

Nous espérons que ces citations contribueront à rétablir la vérité et à amorcer une approche sans préventions de l’Islam.

“ Il (L’Islam) a substitué l’homme au moine. Il apporte l’espoir à l’esclave, la fraternité à l’humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ”.(9)

“ Une des plus belles aspirations de l’Islam est la justice. En lisant le Coran, j’y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier ”.(10)

“ L’histoire montre cependant clairement, que la légende des Musulmans fanatiques balayant le monde et imposant l’Islam par la pointe de l’épée aux races conquises, est un des mythes les plus fantastiquement absurdes qui aient jamais été rapportés par les historiens ”.(11)

“ Mais l’Islam a encore de nombreux services à rendre à la cause de l’humanité. Après tout, il est plus proche de l’Orient réel que ne l’est l’Europe, et il possède une magnifique tradition de compréhension et de coopération interraciales. Aucune autre société n’a aussi bien réussi à unir, en un même statut, un même objectif et un même effort, tant de races d’hommes différentes…L’Islam a encore le pouvoir de réconcilier des éléments raciaux et de tradition apparemment inconciliables. Si jamais il fallait remplacer l’opposition des grandes sociétés occidentales et orientales par la coopération, la médiation de l’Islam en serait une condition indispensable. Il détient très largement la solution du problème auquel l’Europe est confrontée dans ses relations avec l’Orient. S’ils s’unissent, l’espoir d’une solution pacifique est énorme. Mais si l’Europe, en rejetant cette coopération de l’Islam, le jette entre les bras de son rival, alors la solution ne peut qu’être désastreuse pour les deux.(12)

“ J’ai toujours eu une haute estime pour la religion de Muà cause de sa merveilleuse vitalité. C’est la seule religion qui me semble posséder cette capacité d’assimilation aux différentes étapes de l’existence qui peuvent survenir à n’importe quel âge. J’ai étudié cet homme merveilleux qui, à mon avis, est loin d’être un anté-Christ, et qui devrait être appelé le Sauveur de l’Humanité. J’estime que si un homme comme lui devait exercer une hégémonie sur le monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes de façon à lui apporter toute la paix et tout le bonheur si nécessaires : en parlant de la foi de Muhammad, j’ai prédit que cette dernière serait acceptable pour l‘Europe de demain comme elle est déjà acceptable pour l’Europe d’aujourd’hui ”.(13)

“ La disparition du racisme, comme c’est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l’Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique… ”.(14)

“ L’essor de l’Islam constitue peut-être l’événement le plus étonnant de l’histoire de l’humanité. Surgissant d’une terre et d’un peuple négligés, l’Islam s’est répandu en un siècle, à travers toute la terre, ébranlant de grands empires, renversant des religions établies de longue date, reforgeant les âmes des races et construisant un monde totalement nouveau – un monde islamique .

Plus on examine ce développement de prés, plus il nous semble extraordinaire. Les autre grandes religions ont fait leur chemin lentement, en luttant péniblement et ont finalement triomphé grâce à l’aide de monarques puissants convertis à la nouvelle foi. Le Christianisme avait son Constantin, le Boudhisme son Asoka et le Zoroastrianisme, son Cyrus, prêtant chacun au culte de son choix la force d’une autorité séculière. Ce n’est pas le cas de l’Islam. Emergeant d’une terre déserte peu habité par une tribu nomade qui ne s’était jamais fait remarquer auparavant dans les annales de l’humanité, l’Islam s’est lancé dans sa grande aventure faiblement soutenu par les hommes et allant à l’encontre de forces matérielles terribles. Et pourtant l’Islam a triomphé avec une facilité apparente et deux générations ont vu le Fier Croissant porté en triomphe des Pyrénées à l’Himalaya et du désert d’Asie Centrale aux déserts d’Afrique Centrale ”.(15)

“ L’Islam est une religion essentiellement rationnelle dans la plus large acceptation étymologique et historique du terme. La définition du rationalisme en tant que système qui fonde les croyances religieuses sur des principes fournis par la raison lui est parfaitement applicable. Il est indéniable que bien des doctrines et des systèmes de théologie ainsi que de nombreuses superstitions, de la vénération des saints à l’utilisation de chapelets et d’amulettes, se sont greffées sur le tronc principal du crédo musulman. Mais, malgré l’ampleur du développement, dans tous les sens du terme, des enseignements du Prophète, le Coran a invariablement maintenu sa place en tant que point de départ fondamental, et le dogme de l’unicité de Dieu y a toujours été proclamé avec une grandeur, une majesté, une pureté inébranlable et avec une conviction assurée, qu’il est difficile de trouver hors du sein de l’Islam. Cette fidélité au dogme fondamental de la religion, la simplicité élémentaire de la formule par laquelle il est énoncé, la preuve qu’il détient de la fervente conviction des missionnaires qui le propagent, sont autant de causes permettant d’expliquer le succès des efforts missionnaires musulmans. Un crédo si précis, si dénué de toute complexité théologique, et donc si accessible à la compréhension ordinaire, doit certainement posséder et possède d’ailleurs, un merveilleux pouvoir pour se frayer un chemin dans la conscience des hommes ”.(16)

“ Je ne suis pas un Musulman dans le sens usuel du terme, mais j’espère bien être un “Musulman” au sens de “serviteur de Dieu”. Je pense toutefois qu’il y a de vastes vitrines de la vérité divine enchâssées dans le Coran et dans d’autres expressions de vision islamique, dont moi-même et d’autres Occidentaux avons encore beaucoup à apprendre et l’Islam est certainement un solide réservoir capable de fournir la structure de base de la religion de l’avenir ”.(17)
 

CE QU’ILS DISENT A PROPOS DE MUHAMMAD 

Durant l’époque des croisades, le prophète Muhammad fut l’objet de calomnies de toutes sortes. Avec l’avènement de l’âge moderne, cependant, marqué par la tolérance religieuse et la liberté de pensée, il y eut un grand changement dans l’approche des auteurs occidentaux, dans leur façon de décrire sa vie et son caractère. L’exposé de certains érudits non musulmans concernant le Prophète Muhammad, va, d’ailleurs, justifier cette opinion.

Cependant, l’Occident doit encore faire un pas en avant pour découvrir la grandeur de Muhammad et le fait qu’il est le vrai et le dernier prophète de Dieu, envoyé pour l’humanité tout entière. Malgré le regard clair et objectif qu’il porte sur les choses, L’Occident ne semble pas avoir fait d’effort sincère pour tenter de comprendre la qualité même de prophète de Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) . Il est d’ailleurs étrange qu’en dépit des hommages éclatants qui lui sont rendus pour son intégrité et son œuvre, son titre de prophète de Dieu lui soit dénié, explicitement ou implicitement. C’est là qu’intervient la recherche du cœur et qu’il s’avère nécessaire de réviser la soi-disant objectivité existante. Les faits marquants de la vie de Muhammad, mentionnés ci-dessous, ont été présentés en vue de contribuer à donner une version objective, logique et impartiale, concernant sa qualité de prophète.

Jusqu’à l’âge de quarante ans, Muhammad ne fut pas connu comme homme d’Etat, ni comme prédicateur ou orateur. Jamais on ne l’avait entendu parler de principes métaphysiques, étiques, de loi, de politique, d’économie ou de sociologie. Sans doute avait-il un excellent caractère, de bonnes manières, et était-il très cultivé. Mais, il n’y avait en lui, aucun trait particulièrement saillant, ni tellement extraordinaire, qui puisse inciter les hommes à s’attendre à quelque chose de grandiose ou de révolutionnaire de sa part. Cependant, lorsqu'il sortit de la grotte (HIRA), avec un nouveau message, il était entièrement transformé. Etait-il possible qu’un être doté de telles qualités devienne, tout à coup, “un imposteur” et qu’il prétende être l’Envoyé de Dieu, s’attirant ainsi la colère de son peuple ? On peut se poser la question : pour quelle raison a-t-il souffert toutes ces épreuves ? Son peuple alla jusqu’à lui proposer de le nommer Roi et de poser à ses pieds toutes les richesses du pays, à la seule condition qu’il cesse de prêcher sa religion.

Cependant, il décida de rejeter toutes ces propositions alléchantes, et continua à prêcher sa religion, tout seul malgré toutes sortes d’insultes, de blocage social et, même, d’attaques physiques que lui infligea son peuple. N’était-ce donc pas grâce au soutien de Dieu, à sa ferme volonté de diffuser le message d’Allah, ainsi qu’à sa profonde croyance dans le fait que l’Islam devait, enfin, émerger comme seule source de vie pour l’humanité, qu’il put se tenir ferme comme une montagne face à toutes les résistances et à toutes les conspirations visant à l’éliminer ? Par ailleurs, et malgré une rivalité voulue avec les Juifs et les Chrétiens, pourquoi a-t-il fait de la croyance en Jésus-Christ et en Moïse, ainsi qu’en d’autres prophètes de Dieu (la paix et le bénédiction soient avec eux), une condition essentielle sans laquelle il n’est guère possible d’être musulman?

N’avons nous pas une preuve incontestable de sa qualité même de prophète dans la façon dont cet homme illettré, qui avait mené pendant quarante ans une existence dépourvue de tout trait saillant, réussit, dès qu’il commença à prêcher son message, à impressionner toute l’Arabie, émerveillée et fascinée par sa magnifique éloquence ? Si incomparable était son art qu’il n’avait d’égal, dans toute la région, parmi les plus grands poètes, prédicateurs et orateurs. Et surtout, comment se fait-il qu’il était capable d’énoncer des vérités de nature scientifique, contdans le Coran, que nul n’était censé avoir découvertes à l’époque ?

Enfin, et ce n’est pas tout, pourquoi dut-il mener une vie difficile même après qu’il eut acquis pouvoir et autorité ? En fait, il suffirait de méditer ses dernières paroles : “Nous, qui formons la communauté des prophètes, n’avons pas d’héritiers. Ce que nous laissons, c’est pour la charité”.

A vrai dire, Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) représente le dernier maillon de la chaîne des prophètes envoyés dans les différentes terres et les différents temps, depuis le commencement de l’existence de la vie humaine sur cette planète.

“ Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Muhammad Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; il n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes….sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, sa conversion mystique avec Dieu, sa mort et son triomphe après le tombeau attestent plus qu’une imposture, une conviction. Ce fut cette conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme. Ce dogme était double, l’unicité de Dieu et l’immatérialité de Dieu ; l’un disant ce que Dieu est, l’autre disant ce qu’il n’est pas ; l’un renversant avec le sabre des dieux mensongers, l’autre inaugurant avec la parole une idée !

Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, Homme d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Muhammad !

A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? ”.(18)

“ Ce n’est pas la propagation mais la permanence de sa religion qui mérite notre émerveillement ; la même impression, pure et parfaite, qu’il laissa à la Mecque et à Médine, se retrouve, après douze siècles écoulés, chez les Indiens, les Africains et les Turcs, prosélytes du Coran…Les Musulmans ont su résister, uniformément, à la tentation de réduire l’objet de leur foi et de leur dévotion au niveau des sens et de l’imagination de l’homme. “Je crois en Un seul Dieu et en Muhammad Son prophète” ; ceci enferme la profession de foi de l’Islam, de façon simple et invariable. L’image intellectuelle de la Divinité ne s’est jamais vue dégradée par une idole qu’elle soit ; les hommages rendus au prophète n’ont jamais franchi la mesure de la vertu humaine ; et se préceptes vivants ont restreint la gratitude de ses disciples dans les limites de la raison et de la religion ”.(19)

“ Il était César et le Pape réunis en un seul être ; mais il était le Pape sans avoir les prétentions du Pape, et César sans avoir les légions de César : sans armée, sans garde du corps, sans palais, et sans revenu fixe ; s’il y a un homme qui a le droit de dire qu’il règne par la volonté divine, ce serait Muhammad, puisqu’il a tout le pouvoir sans en avoir les instruments ni les supports ”.(20)

“ Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et comment il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, un des grands messagers de l’Etre Suprême. Et même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens montrer en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce prodigieux grand maître arabe ”.(21)

“ La façon dont il accepta les persécutions dues à ses croyances, la haute moralité des hommes qui vécurent à ses côtés et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Muhammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résous. Cependant, aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Muhammad ”.(22)

“ Homme d’affaires prospère dès l’âge de vingt ans, il devait bientôt devenir directeur des caravanes de chameaux d’une veuve fortunée. Celle-ci, reconnaissant ses mérites, lui proposa le mariage. Bien qu’elle fût de quinze ans son aînée, il l’épousa et fut un époux dévoué jusqu’à sa mort.

De même que la plupart des grands prophètes qui le précédèrent, Muhammad chercha à éviter l’honneur de transmettre la parole divine, se considèrent comme indigne d’accomplir cette tâche. Mais l’ange lui ordonna. “Lis”. De ce que nous connaissons de sa vie, nous savons que Muhammad ne savait ni lire ni écrire, mais il commença à dicter des mots qui lui étaient inspirés, et qui allaient bientôt transformer une grande partie du globe par le verset :”Il n’y a qu’ Un seul Dieu”. Sur tous les plans, Muhammad était un esprit éminemment pratique. Lorsque son fils aimé, Ibrahim, mourut, il y eut une éclipse, et des rumeurs, disant que Dieu lui avait exprimé personnellement Ses condoléances, s’étendirent rapidement. Or, on dit que Muhammad lui-même affirma qu’une éclipse étant un phénomène naturel, il est insensé d’attribuer ce genre de phénomène à la naissance ou à la mort d’un être humain”.

Lors de la mort de Muhammad, certains voulurent le déifier, mais son successeur administratif mit fin à cette vague d’hystérie par une des paroles les plus belles de l’histoire religieuse. “ Si l’un d’entre vous alla jusqu’à rendre un culte à Muhammad, il doit savoir que le Prophète est mort. Mais si c’est à Dieu qu’il rend un culte, Il vivra pour l’éternité ”.(23)

“ Certains lecteurs seront peut-être surpris de me voir placer Muhammad en tête des personnalités ayant exercé le plus d’influence dans le monde, et d’autres contesteront probablement mon choix. Cependant, Muhammad est le seul homme au monde qui ait réussi par excellence sur les deux plans. Religieux et séculier ”.(24)
 

LE SYSTEME MORAL DE L’ISLAM 

LA VIE APRES LA MORT :

La question de savoir s’il existe une vie après la mort n’est pas du ressort de la science dans la mesure où la science se préoccupe uniquement de classifier et d’analyser des données sensorielles. En outre, l’homme ne s’occupe de recherche scientifique, au sens moderne, que depuis quelques siècles, alors qu’il connaît le concept de la vie après la mort depuis des temps immémoriaux. Tous les prophètes envoyés par Dieu ont appelé leurs peuples à adorer Dieu et à croire en la vie après la mort. Ils insistèrent tant sur cette croyance que le moindre doute à ce sujet signifiait nier l’existence de Dieu et rendait toutes les autres croyances sans objet. Le fait même que tous les prophètes envoyés par Dieu aient traité

Cette question métaphysique avec autant de confiance et d’unanimité - à des milliers d’années de distance les uns des autres tend à prouver que la source de leur connaissance de la vie après la mort, telle qu’ils la proclament tous, est la même, c’est-à-dire la Révélation Divine. Nous savons aussi que ces prophètes étaient très contestés par leurs peuples et tout particulièrement sur la question de la vie éternelle car les gens pensaient que cela ne pouvait exister. En dépit de cette opposition, les prophètes conquirent de nombreux partisans sincères. La question est de savoir ce qui amena ces partisans à renoncer aux croyances établies, aux traditions et coutumes de leurs ancêtres, au risque de s’aliéner de leur propre communauté. La réponse est simple : ils firent appel à leur raison et leur cœur et comprirent où était la vérité. Ont-ils perçu la vérité par leur conscience perceptive ? Certainement pas, puisqu’il est impossible d’expérimenter la vie après la mort. En réalité, Dieu a pourvu l’homme d’une conscience rationnelle, esthétique et morale en plus de sa conscieperceptive. Cette conscience guide l’homme au milieu de réalités qui ne peuvent être vérifiées par les sens. C’est pour cette raison que les Prophètes lorsqu’ils appellent les hommes à croire en Dieu et à l’existence d’une vie après la mort, font appel à la conscience esthétique, morale et rationnelle de l’homme. Ainsi par exemple, lorsque les idolâtres de la Mecque niaient jusqu’à la possibilité d’une vie après la mort, le Coran démontra la faiblesse de leur position par des arguments logiques et rationnels :

“Oublieux de sa création il nous lance ce proverbe :”Qui donc fera revivre les ossements alors qu’ils sont poussière’” Dis : “celui qui les a créés une première fois les fera revivre. Il connaît parfaitement toute création. C’est lui qui, pour vous, a, dans l’arbre vert, placé le feu dont vous utilisez la flamme”. Celui qui a créé les Cieux et la Terre ne pourrait-il pas les créer de nouveau ? Mais oui ! Car il est le Créateur qui ne créer, celui qui sait tout.” (36 :78-81).

Ailleurs, le Coran dit clairement que les incroyants n’ont pas d’arguments solides pour nier la vie après la mort, que cela est basé sur des conjectures : “Ils disent ; “Il n’y a pour nous que notre vie présente : nous vivons et nous mourrons. Seul le temps qui passe nous fait périr”. Ils ne détiennent aucune science de tout cela ; ils ne se livrent qu’à des conjectures. Lorsque nos versets sont lus devant eux, comme autant de preuves évidentes, leur seul argument consiste à dire :

“Faites revenir nos pères, si vous êtes véridiques ! ” (45 :24-25).

Dieu ressuscitera tous les morts, Mais Dieu décide du déroulement des événements. Un jour viendra où l’univers sera entièrement anéanti, après quoi les morts seront ressuscités pour comparaître devant Dieu. Ce jour sera le commencement de la vie éternelle, et ce Jour-là chacun sera récompensé par Dieu selon ses actions bonnes ou mauvaises.

L’explication donnée par le Coran à propos de la nécessaire vie après la mort correspond à ce que la conscience morale de l’homme réclame. En réalité , si la vie après la mort n’existait pas, la croyance en Dieu, elle-même, devient hors de propos ou bien, si l’on croit en Dieu, il s’agirait d’un Dieu injuste et indifférent : après avoir créé l’homme, Il se désintéresserait du destin de celui-ci. Or Dieu est juste. Il punit les tyrans dont les crimes sont innombrables : ceux qui ont tué des centaines de personnes innocentes, corrompu leur société, réduit en esclavage nombre de gens afin de satisfaire leurs lubies etc. 

La durée de la vie humaine est courte et ce monde physique n’est pas éternel, punir ou récompenser équitablement les mauvaises ou les bonnes actions n’est pas possible dans cette vie. Le Coran insiste beaucoup sur le fait que le Jour du Jugement doit venir et que Dieu décidera du destin de chaque âme en fonction de ses actions :

“ les incrédules disent : “l’homme ne nous surprendra pas”. Dis : “Bien au contraire, par mon Seigneur, elle viendra sûrement à vous ! “Mon Seigneur, connaît le mystère incommunicable : le poids d’un atome ne lui échappe ni dans les cieux, ni sur la terre ; il n’y a rien de lus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un livre explicite, afin de récompenser ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres. Voilà ceux qui s’évertuent à rendre nos signes impuissants, voilà ceux qui subiront le châtiment d’un supplice douloureux. ” (34 :3-5).

C’est le Jour où les attributs de Justice et de Miséricorde de Dieu se manifesteront pleinement. Dieu sera miséricordieux envers ceux qui ont souffert pour Lui sur terre, car ils croyaient au bonheur éternel après la mort : Mais quant à ceux qui auront abusé de la générosité divine sans se soucier de l’au-delà, ils seront dans un état pitoyable. Le Coran fait la comparaison :

“ Celui à qui nous avons fait une belle promesse dont il verra l’accomplissement serait-il comparable à celui à qui nous avons accordé les brèves jouissances de la vie de la vie de ce monde et qui, ensuite, le jour de la Résurrection, sera au nombre de ceux qui comparaîtront devant nous ? ” (28.61).

Le Coran dit également que la vie terrestre est une préparation à la vie éternelle. Mais ceux qui la nient sont esclaves de leurs passions et de leurs désirs, et se moquent des personnes vertueuses et croyantes. Ces personnes ne réalisent leur sottise qu’à l’heure de leur mort et désirent alors que leur soit laissée une chance sur terre, mais en vain. L’état pitoyable dans lequel ils se trouvent à l’heure de la mort, l’horreur du Jour du Jugement et le bonheur éternel promis aux croyants sincères sont merveilleusement décrits dans les versets suivants du Livre Sacré :

“ Lorsque la mort approche de l’un d’eux, il dit : “Mon Seigneur ! Qu’on me renvoie sur la terre, peut-être, alors, accomplirais-je une œuvre bonne parmi les choses que j’ai délaissées ! “Non !…C’est là, seulement, une parole qu’il a prononcée ; une barrière se trouve derrière les hommes jusqu’au jour où ils seront ressuscités. Quand on soufflera dans la trompette, ce jour-là, il ne sera plus question, pour eux, de généalogies et ils s’interrogeront lus. Ceux dont les ambitions seront importantes : voilà ceux qui seront heureux. Ceux dont les ambitions seront légères demeureront immortels dans la Géhenne ; le feu brûlera leurs visages et leurs lèvres seront tordues. ” (23 :93-104).

La foi en la vie éternelle ne garantit pas seulement la réussite dans l’Au-delà, elle donne la paix et le bonheur à ce monde en rendant les individus plus responsables et consciencieux dans leurs actions.

Voyez la population de l’Arabie : le jeu, les boissons, les querelles entre tribus, les pillages et les meurtres étaient leurs principaux traits de caractère tant qu’ils ne croyaient pas en la vie éternelle. Dès qu’ils eurent accepté de croire en Dieu Unique et en la Vie Eternelle, ils devinrent la nation la plus disciplinée au monde. Ils abandonnèrent leurs vices, s’entraidèrent lorsqu’ils étaient dans le besoin et réglèrent leurs disputes avec justice et équité. De même, la négation de la Vie Eternelle a des conséquences sur l’Au-delà tout comme sur ce bas monde. Lorsqu’une nation entière la nie, toutes sortes de maux et de dépravations apparaissent dans la société et finissent par la détruire. Le Coran parle de la fin terrible des Aad, des Thamoud et du Pharaon dans le détail : “ Les Thamoud et les Aad n’ont pas cru au Jugement. Les Thamoud ont été anéantis par la foudre. Les Aad ont été anéantis par un vent mugissant et impétueux que Dieu a utilisé contre eux pour tout dévaster durant sept nuits et huit jours. Tu aurais vu alors ce peuple renversé par terre comme des troncs évidés de palmiers. En aperçois-tu le moindre vestige ? Pharaon, ceux qui vécurent avant lui et les cités renversées commirent des fautes : ils désobéirent au Prophète de leur Seigneur et Dieu les emporta avec une force irrésistible. Lorsque l’eau déborda, nous vous avons portés sur le vaisseau, afin que ceci devienne pour vous un rappel et qu’une oreille attentive le retienne. 

Lorsqu’on sonnera une seule fois de la trompette ; lorsque la terre et les montagnes seront emportées et pulvérisées d’un seul coup, alors ce jour-là, la terreur inéluctable surviendra, le ciel se fendra et restera béant ce jour-là. Celui qui recevra son livre dans la main droite dira : “Voici !…Lisez mon livre ! Je savais que j’y trouverais mon Jugement”. Il jouira d’une vie agréable dans un jardin situé très haut et dont les fruits sont à portée de la main. “Mangez et buvez en paix en récompense de ce que vous avez accompli dans les jours passés”.

Mais celui qui recevra livre son livre dans la main gauche dira : “Malheurs à moi !…Si on ne m’avait pas remis mon livre je ne connaîtrais pas mon Jugement ! Hélas !…Si seulement cette mort était définitive ! Ma fortune ne m’a servi à rien et ma force a disparu ! ” (69 :4-39).

Voici donc des raisons très convaincantes de croire en la Vie Eternelle :

Premièrement, tous les Prophètes envoyés par Dieu ont appelé à y croire.

Deuxièmement, toute société humaine bâtie sur le principe de cette croyance est une société idéale et paisible, débarrassée de tous lmaux sociaux et moraux.

Troisièmement, l’histoire témoigne du fait que fois que cette croyance y été rejetée par une communauté, malgré les avertissements répétés du Prophète, la communauté toute entière a été punie par Dieu dans ce monde.

Quatrièmement, ses facultés morales, esthétiques et rationnelle font que l’homme est en mesure d’admettre la possibilité de l’existence de la vie après la mort.

Cinquièmement, les attributs divins de Miséricorde et de Justice n’ont pas de sens s’il n’y a pas de vie après la mort.
 

L’ISLAM ET LES PROPHETES 

L’apostolat n’est pas un fait inconnu dans les religions révélées comme le judaïsme et le christianisme. Cependant, dans l’Islam, il a un sens et un statut particuliers.

Selon l’Islam, Allah a créé l’homme dans un noble but : pour Lui vouer un culte, et mener une vie vertueuse fondée sur Ses enseignements et Ses préceptes. Comment l’homme connaîtrait-il son rôle et le but de son existence s’il ne recevait pas des instructions claires et pratiques sur ce qu’Allah attend de lui ? C’est ici que se fait sentir la nécessité des apostolats. Allah a donc choisi dans chaque nation un ou plusieurs prophètes pour transmettre au peuple Son message.

On pourrait se demander comment les prophètes étaient choisis et qui parmi les hommes méritait un si grand honneur. Le don de l’apostolat est une bénédiction et une faveur d’Allah qu’Il peut accorder comme Il le veut. Cependant, en étudiant Ses divers messagers tout au long de l’histoire, on peut identifier trois caractéristiques du prophète en général :

Sur le plan moral et intellectuel, il est le meilleur membre de la communauté à laquelle il appartient. Ce point est nécessaire car la vie du prophète sert de modèle à ses disciples. Sa personne doit exercer un attrait sur le peuple pour amener ce dernier à accepter le message, et non l’en écarter par des défauts de caractère. Sitôt qu’il a reçu le message, il est infaillible, ce qui signifie qu’il est hors d’état de pécher. Il peut lui arriver de commettre des erreurs sans gravité qui sont d’ordinaire corrigées par voie de révélation divine. 
A l’appui du prophète, des miracles viennent prouver qu’il n’est pas un imposteur. Ces miracles sont permis par Dieu, et octroyés par Sa divine puissance, Ils s’accomplissent en général dans le champ où la nation du prophète excelle, là où la supériorité de ses membres est notoire. On peut illustrer ce point en citant les plus grands miracles des trois prophètes dont les noms s’attachent aux trois plus grandes religions du monde : le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Les contemporains de Moïse excellaient dans les pratiques magiques. Aussi le plus grand de ses miracles fut-il de triompher des meilleurs mages égyptiens de son temps. Les contemporains de Jésus passaient pour d’habiles médecins. Par conséquent ses miracles consistèrent à ressusciter les morts et à guérir les incurables. Les Arabes, contemporains du Prophète Muhammad, étaient célèbres pour leur éloquence et pour leur admirable poésie. Aussi le plus grand miracle de Muhammad fut-il le Coran, cette œuvre que les légions de poètes et d’orateurs arabes n’ont jamais pu égaler, malgré les défis répétés que le Coran leur adresse. De plus, le miracle de Muhammad est d’une nature exceptionnelle. Tous les miracles précédents étaient limités dans l’espace et dans le temps, c’est-à-dire qu’ils se produisaient devant tel peuple à tel endroit. Il n’en va pas de même du miracle de Muhammad : le Coran. Il s’agit là d’un miracle universel et éternel. Les générations passées l’ont attesté, et les générations à venir attesteront elles aussi la nature miraculeuse de son style, de son contenu et de son élévation spirituelle. En ces matières, la mise à l’épreuve peut toujours se faire, et elle apportera à nouveau la preuve de la divine origine du Coran. 
Chaque prophète affirme clairement que ce qu’il reçoit ne lui appartient pas en propre, mais vient de Dieu pour le bien de l’humanité. Il apporte la confirmation de ce qui fut révélé avant lui et de ce qui pourra l’être après. Un prophète agit ainsi de manière à montrer qu’il se contente de transmettre le message dont l’a chargé le Vrai Dieu Unique, le seul Dieu de tous les hommes en tous les temps. Aussi le message divin forme-t-il une unité dans son essence et dans son but. C’est pourquoi le prophète ne doit pas s’écarter de ce qui a été révélé avant lui ou pourrait l’être par après. 
Les prophètes sont nécessaires pour transmettre à l’humanité les instructions et les préceptes de Dieu. Nous n’avons aucun moyen de savoir pourquoi nous avons été. Qu’adviendra-t-il de nous après la mort ? Existe-t-il une vie future ? Sommes-nous responsables de nos actions ? En d’autres termes, y a-t-il des récompenses et des punitions pour notre conduite en cette vie ? De telles questions, et bien d’autres encore concernant Dieu, les anges, le Paradis, l’Enfer etc. ne peuvent recevoir de réponses sans une révélation directe du Dieu Créateur, Lui qui connaît les choses invisibles. Ces réponses doivent être authentiques ; elles doivent être apportées par des individus qui inspirent la confiance et le respect. C’est pourquoi les messagers forment l’élite de leurs sociétés respectives du point de vue de la conduite morale et des capacités intellectuelles. De là vient que les Musulmans n’accordent aucune foi aux histoires calomnieuses que la Bible contient au sujet de quelques grands prophètes. Par exemple, la Bible rapporte que Lot, en état d'ivresse, a forniqué avec ses filles, ou que David a causé la mort d’un de ses officiers afin d’épouser la femme de celui-ci. Selon les Musulmans, les prophètes sont au-dessus de ce qu’indiquent de telles histoires. Elles ne peuvent être tenues pour vraies d’un point de vue islamique.

De plus, Dieu soutient les prophètes par des voies miraculeuses, et les instruit pour qu’ils proclament la continuité du message.

Le contenu du message que les prophètes transmettent à l’humanité peut être résumé en quatre points :

Une claire notion de Dieu : Ses attributs, Sa création, ce qui doit Lui être imputé et ce qui ne saurait l’être. 
  
Une claire conception du monde invisible, des anges, des Djinns (esprits), du Paradis et de l’Enfer. 
  
Pourquoi Dieu nous a-t-il créés ? que veut Il de nous ? quelles récompenses et quelles punitions s’attirent envers Lui ? 
  
Comment régir nos sociétés en accord avec Sa volonté ? Ce sont des instructions simples et des lois claires qui, pourvu qu’elles soient appliquées exactement idéale et heureuse. 
Il résulte clairement de l’exposé que rien ne peut se substituer aux prophètes. Même de nos jours, avec les progrès de la science, la révélation est la seule source authentique d’information sur le monde surnaturel. Ni la science, ni l’expérience mystique ne peuvent indiquer la direction divine. La première voie est trop matérialiste et trop limitée ; la seconde est trop subjective, et bien souvent trompeuse.

A présent, on pourrait se poser la question suivante : combien de prophètes Dieu a-t-Il envoyé à l’humanité ? Nous ne le savons pas en toute certitude. Certains érudits musulmans ont avancé le chiffre de deux cent quarante mille. La seule chose dont on soit sûr, c’est ce qui est écrit dans le Coran, à savoir que Dieu a envoyé un messager au moins à chaque nation. La raison en est qu’un des principes de Dieu est de ne jamais demander des comptes à un peuple sans l’avoir au préalable clairement averti de ce qu’il fallait faire et ne pas faire. Le Coran cite le nom de vingt-cinq prophètes et indique qu’il y en a eu d’autres dont le Prophète Muhammad n’avait pas entendu parler. Parmi ces vingt-cinq, on trouve Noé, celui de l’Arche, Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad. Ces cinq prophètes sont les plus grands des messagers de Dieu. Ils sont appelés “ Oulou-Al-azm ” ,les prophètes”doués de constance”.

Un trait marquant de la croyance islamique, sur le chapitre des prophètes, est que les Musulmans croient et respectent tous les messagers de Dieu sans aucune exception. Puisque tous les prophètes sont envoyés par le Dieu Unique, et dans le même but – conduire l’humanité à Dieu -, il est essentiel et logique de les croire tous. Le fait d’en accepter certains et d’en rejeter d’autres ne peut qu’être fondé sur une fausse idée du rôle des prophètes, ou encore sur le préjugé racial. Les Musulmans sont le seul peuple du monde à faire un article de foi de la croyance en tous les prophètes de Dieu. Ainsi les Juifs rejettent Jésus-Christ et Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui) ; les Chrétiens rejettent Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui), et, en fait, rejettent Moïse car ils ne restent pas fidèles à ses lois. Les Musulmans, eux, les reconnaissent tous comme des messagers de Dieu qui ont apporté une direction divine à l’humanité. Cependant la révélation que ces prophètes ont reçue de Dieu a été altérée d’une manière ou d’une autre. La foi en tous les messagers de Dieu est commandée aux Musulmans par le Coran :

“ Dites (ô Musulmans) : nous croyons en Allah, à ce qui nous est révélé, à ce qui fut révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et à leurs enfants, à ce que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçu de leur Seigneur. Nous ne faisons pas de différence entre eux, et nous sommes résignés aux volontés de Dieu. ” (Coran, 2, 236).

Dans les versets suivants, le Coran continue d’enseigner aux Musulmans que telle est la croyance impartiale et vraie. Si les autres nations épousent cette même croyance, elles suivent la juste voie. Dans le cas inverse, elles suivent les fantaisies et les préjugés qui sont les leurs, et Dieu s’en occupera. Ainsi lit-on dans le Coran :

“ Et s’ils croient en ce que vous croyez, ils sont dans le droit chemin. S’ils s’en détournent, alors ils sont dans la désunion, mais Dieu vous suffit. Il est Celui qui entend et qui sait. Telle est la religion de Dieu, et qui mieux que Dieu, s’y entend en religion ? ” (Coran, 2, 137-138).

Il y a au moins deux points importants concernant les prophètes qui demandent à être éclaircis. Il s’agit des rôles respectifs de Jésus et de Muhammad, comme prophètes, et ces rôles sont généralement mal compris.

La position du Coran à l’égard de Jésus consiste à rejeter catégoriquement la notion de sa divinité et de sa filiation divine, et à le présenter comme l’un des grands prophètes de Dieu. Le Coran établit que la conception sans père ne fait pas de Jésus le fils de Dieu ; il cite à cet égard Adam qui fut créé par Dieu sans père ni mère :

“ En vérité, Jésus est aux yeux de Dieu ce qu’est Adam. Il le forma de poussière, puis lui dit : “sois” et il fut. ” (Coran, 3, 59).

Comme d’autres prophètes, Jésus a fait des miracles. Par exemple il a ressucité un mort, guéri des aveugles et des lépreux. Mais, en accomplissant ces miracles, il a toujours signifié que tous les pouvoirs venaient de Dieu.

En fait les fausses idées sur la personne et la mission de Jésus se sont répandues parmi ses disciples parce que le message divin qu’il prêchait ne fut pas consignée pendant le temps de sa présence sur terre, mais après une centaine d’années. Selon le Coran, il fut envoyé aux enfants d’Israël ; il confirma la vérité de la Torah qui avait été révélée à Moïse, et il apporta en plus la bonne nouvelle de la venue après lui d’un dernier messager :

“ ET alors Jésus, fils de Marie, dit : “Enfants d’Israël, en vérité je suis le messager de Dieu, envoyé auprès de vous pour confirmer la Torah qui m’a précédé, et pour vous apporter la bonne nouvelle de la venue d’un messager qui viendra après moi, et dont le nom sera celui qui est loué. ” (Coran, 61, 6).

(La partie soulignée est une traduction du nom de Ahmad que porté le Prophète Muhammad).

Néanmoins, la majorité des Juifs rejeta le ministère de Jésus. Ils complotèrent contre sa vie, et, d’après eux, le mirent en croix. Mais le Coran réfute cette version et affirme qu’ils ne l’ont jamais tué ni crucifié, mais bien plutôt qu’il fut élevé auprès de Dieu. Un verset du Coran indique que Jésus reviendra sur terre, et qu’alors tous les Chrétiens et tous les Juifs croiront en lui avant sa mort. Cette prédiction est également appuyée par les dires authentiques du Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui).

Le dernier prophète de Dieu, Muhammad, est né en Arabie au sixième siècle de l’ère chrétienne. Jusqu’à l’âge de quarante ans, les gens de la Mecque ne virent en lui qu’un homme d’un excellent naturel, aux manières cultivées ; ils l’appelaient AL-AMIN, celui qui est digne de foi. Lui-même ignorait aussi qu’il allait devenir un prophète et qu’il recevrait la révélation de Dieu. Il enjoignit aux idolâtres de la Mecque de vouer un culte au seul Dieu vrai, et de le tenir pour Son Prophète. La révélation qu’il reçut fut, de son vivant, conservée dans la mémoire de ses compagnons ; elle fut également consignée sur des morceaux de palmier, sur des pièces de cuir, etc. De la sorte, le Coran dont nous disposons aujourd’hui est identique à celui qui lui fut révélé. Pas une seule syllabe n’a été altérée, car Dieu Lui-même en a garanti la conservation. Le Coran se proclame le guide de toute l’humanité pour tous les temps. Il fait état de Muhammad comme dernier prophète de Dieu.
 

LE CONCEPT DE CULTE EN ISLAM 

Le concept de culte en Islam est le plus souvent mal compris, même par certains Musulmans. Par culte, on entend en général l’exécution de certains actes rituels comme la prière, le jeûne, la charité etc… Cette conception limitée du culte ne représente qu’une partie de sa signification en Islam. Pour cette raison , la définition traditionnelle du culte en Islam est étendue, elle englobe à peu prés toutes les activités de l’individu. Cette définition est à peu prés la suivante : “ Le terme de culte englobe toutes les actions et les paroles intérieures et extérieures accomplies par une personne, et que Dieu aura aimées ”. En d’autres termes, le culte comprend tout ce qu’un individu dit ou fait pour plaire à Dieu. Cela englobe, bien entendu, les rites, les croyances, les activités sociales, ainsi que les contributions personnelles au bien-être de ses semblables.
L’Islam considère qu’un individu est un tout. Il doit se soumettre entièrement à Allah, comme le Coran a ordonné au Prophète Muhammad de le faire :

“ Dis (ô Muhammad) ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah ; Il n’a pas d’égal et je dois être parmi ceux qui se soumettent à Lui, c’est-à-dire les Musulmans ”.
Il découle tout naturellement de cette soumission que les actes de chacun doivent être conformes aux instructions de Celui à qui il se soumet. L’Islam est un mode de vie et, en tant que tel, exige de ses disciples qu’ils modèlent les aspects de leur vie, religieux ou autres, suivant ses préceptes. Cela peut paraître étrange à ceux qui pensent que la religion est une relation personnelle entre l’individu et Dieu, et qu’elle n’a aucune influence sur leurs activités en dehors des actes rituels.

Pour tout dire, l ‘Islam n’attache que peu d’importance aux rites eux-mêmes lorsqu’ils sont exécutés de façon mécanique et n’ont aucune influence sur la vie intérieure du croyant. Le Coran s’adresse aux croyants et aux autres gens du Livre qui discutaient du changement de direction de la Qibla dans le verset suivant :
“ La piété ne consiste pas à tourner votre face vers l’Orient ou vers l’Occident. L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes. Celui qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, aux mendiants et pour le rachat des captifs. Celui qui s’acquitte de la prière, celui qui fait l’aumône. Ceux qui remplissent leurs engagements ; ceux qui sont patients dans l’adversité, le malheur et au moment du danger ; voilà ceux qui sont justes ! Voilà ceux qui craignent Dieu ! ” (2 : 177).
Les actes décrits dans le verset ci-dessus sont des actes de piété et ne constituent qu’une partie des actes du culte. Il a dit “qu’elle se compose de plus de 60 branches, dont la plus haute est la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’il n’est d’autre Dieu qu’Allah ; et la plus basse consiste à retirer les obstacles et la poussière de devant les pas des hommes”.
Un travail honnête est considéré par l’Islam comme une forme d’adoration de Dieu. Le Prophète a dit : 
“ Dieu pardonnera ses péchés à quiconque se sent fatigué après une journée de travail”. La quête du savoir est l’une des plus hautes formes de culte. Le Prophète a dit à ses compagnons ”qu’une heure de quête du savoir vaut mieux que prier pendant 70 ans ”.
La courtoisie et l’entraide sont des manières d’adorer lorsqu’elles sont pratiquées pour l’amour de Dieu, comme nous le dit le Prophète : “Recevoir son ami avec un sourire constitue une forme de charité aider quelqu’un à charger son animal est faire charité, et remplir d’eau le seau de son voisin est faire charité”.
Il faut savoir que même l’accomplissement du devoir de chacun est considéré comme une forme de charité. Le Prophète nous a dit que tout ce que chacun dépense pour sa famille est une sorte de charité pour laquelle il sera récompensé s’il est resté dans la légalité. La bonté envers les membres de sa famille est un acte d’adoration, tout comme de mettre un morceau de nourriture dans la bouche de son conjoint, ainsi que le Prophète nous l’apprend.
Toutes les actions auxquelles nous prenons plaisir, lorsqu’elles sont accomplies en accord avec les instructions du Prophète, sont des actes d’adoration. Le Prophète informa ses compagnons qu’ils seraient même récompensés d’avoir eu des rapports sexuels avec leurs épouses. “Comment pourrions-nous être récompensés pour avoir accompli un acte auquel nous prenons beaucoup de plaisir ?” Le Prophète leur demanda alors : “Si vous satisfaisiez vos désirs de façon illégale, ne croyez-vous pas que vous seriez punis ?” Ils acquiescèrent. “Alors, dit-il, vous êtes récompensés de satisfaire vos désirs légalement avec vos épouses.” Il s’agit donc d’actes d’adoration.
L’Islam ne considère donc pas que le sexe est une chose malsaine dont il faut s’abstenir. Il est péché seulement en dehors de la vie conjugale.
Il est évident, d’après ce qui précède, que le culte en Islam est un concept étendu, qui englobe toutes les actions positives de l’individu. Tout cela est bien sûr en accord avec le fait que l’Islam est un mode de vie. Il réglemente la vie humaine à tous les niveaux : industriel, social, économique, politique et spirituel. L’Islam donne des instructions concernant les moindres détails de la vie de chacun à tous les niveaux. Chacun trouve très encourageant de réaliser que toutes ses actions sont considérées par Dieu comme étant des actes d’adoration. Cela devrait conduire chaque individu à chercher à plaire à Allah dans toutes ses actions et à toujours tenter de les accomplir du mieux possible, qu’il soit observé par ses supérieurs ou qu’il soit seul. Allah est toujours présent est Il est celui qui sait tout.
Ces propos concernant le culte en Islam en dehors des obligations rituelles, ne signifie pas que l’on sous-estime l’importance de celles-ci. En réalité, les obligations rituelles, lorsqu’elles sont accomplies avec sincérité, contribuent à l’élévation morale et spirituelle de l’homme et lui permettent d’agir dans tous les domaines en suivant les commandements de Dieu.
La Salah (prière rituelle) est l’élément essentiel du culte pour deux raisons. Tout d’abord, elle est la marque distinctive du croyant, et ensuite, elle préserve l’individu de toutes sortes de vices et d’abominations, en lui permettant de communier avec son Créateur cinq fois par jour au cours desquelles il renouvelle son engagement envers Dieu et Lui demande de lui montrer le chemin.
“ C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours. Dirige-nous dans le chemin droit. ” (1 : 4-5).
La Salah, en réalité, la première manifestation pratique de la Foi, ainsi que la toute première condition pour le succès des croyants :
“ Heureux les croyants qui sont humbles dans leurs prières ”. (23 : 1-2). 
Le Prophète ( p.b.s.l.) a insisté sur ce fait de manière différente. Il a déclaré : 
“Ceux qui font leur Salah soigneusement et avec ponctualité, trouveront la lumière, une preuve de leur foi, seront sauvés le jour du Jugement ”.
Après la Salah, la Zakât est une manifestation de foi affirmant que Dieu est le seul propriétaire de toute chose qui se trouve dans l’univers, et que ce que les hommes détiennent est en dépôt entre leurs mains, à charge pour eux de s’en défaire selon Sa Volonté : 
“Croyez en Dieu et en Son Prophète. Donnez en aumône ce dont Il nous a fait les dispensateurs ”(57 :7). 
De ce point de vue, la Zakât est un acte de dévotion qui, comme la prière, rapproche le croyant de son Seigneur.
La Zakât est, par ailleurs, une manière de redistribuer la richesse afin de réduire les disparités entre les classes et les groupes. Elle contribue pour une bonne part à la stabilité sociale. Elle purge l’âme du riche de tout égoïsme et celle du pauvre, de toute jalousie et de tout ressentiment envers la société, elle empêche la haine entre les classes et permet à la fraternité et à la solidarité de se manifester. Cette stabilité ne s’appuie pas uniquement sur les sentiments personnels des riches : mais également sur un droit fermement établi, qui, s’il était refusé par les riches, serait extorqué de force.
Siyam (le jeûne du lever au coucher du soleil pendant le mois de Ramadan) est un autre pilier de l’Islam. Sa principale fonction est de purifier le Musulman de “l’intérieur” car d’autres aspects de la Sharish lui permettent de se purifier de “l’extérieur”. Cette pureté lui permet de répondre à ce qui est vrai et bon et d’écarter l’erreur et le mal. Cela se perçoit dans le verset coranique suivant :
“ ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédés. Peut-être craindrez-vous Dieu ” /2 : 183).
Dans une tradition authentique, le Prophète rapporte que dieu a dit : 
“ Il arrête momentanément de boire, de manger et de satisfaire ses désirs sexuels, par amour pour moi. ” Sa récompense sera donc en rapport avec l’immense générosité de Dieu.
Le jeûne éveille donc la conscience de l’individu et lui donne l’occasion de s’exercer en même temps que toute la société qui l’entoure, ce qui donne des forces à chaque individu. De plus, le jeûne force la machine humaine surmenée à se reposer pendant un mois entier. Il rappelle à l’individu que des êtres humains sont privés des choses essentielles de la vie pendant toute l’année ou toute leur vie ; il lui fait comprendre les souffrances des autres. Ses frères musulmans moins fortunés, développe en lui de la sympathie et de la bienveillance envers eux.
Nous en arrivons enfin au Hajj ( pèlerinage à la Maison de Dieu, à la Mecque). Ce pilier capital de l’Islam, est l’occasion d’une unité parfaite, dissipant toutes les disparités. Des Musulmans venus du monde entier, portant le même vêtement, répondant à l’appel du Hajj d’une même voix et dans une même longue : “Labbaïka Allahomma, Labbaïka” (Me voici ô mon dieu, me voici). Le Hajj est un exercice de stricte autodiscipline et de contrôle ou l’on ne révère pas uniquement les choses sacrées mais où également, l’existence des plantes et des oiseaux est rendue inviolable afin que chacun vive en sécurité :
“ Respecter ce que Dieu a déclaré sacré est, pour vous, un bien auprès de votre Seigneur ” (22 : 30).
“ Quiconque respecte les choses sacrées de Dieu sait que leur observation procède de la crainte révérentielle de Dieu contenue dans les cœurs ” (22 : 32).
Le pèlerinage donne l’occasion à tous les Musulmans de tous les groupes, classes, organismes et gouvernements, venus des quatre coins du monde musulman, de se réunir chaque année. L’heure et le lieu de ce rendez-vous est fixé par leur Dieu Unique. Chaque Musulman est invité à venir. Personne ne peut en empêcher quiconque. Sécurité et liberté sont garanties pour tous les participants à condition qu’ils ne les violent pas eux-mêmes.
Les obligations de l’Islam, rituelles ou non, poussent l’individu à aimer son Créateur plus que tout et à acquérir ainsi une volonté inflexible qui bannit le mal et l’oppression de la société humaine, et donne à la parole de Dieu la première place dans le monde.
 

LA NOTION DE DIEU DANS L’ISLAM 

On sait que, dans chaque langue, il existe un ou plusieurs termes utilisés pour se référer à Dieu et, dans certains cas, à d’autres divinités. Ce n’est pas le cas pour Allah. En effet, Allah est le nom spécifique du Seul Vrai Dieu. Rien d’autre ne peut s’appeler Allah. Ce mot n’a ni pluriel, ni genre. Ceci montre son caractère unique, notamment lorsqu’on le compare avec le mot “ dieu ”, qui peut s’exprimer au pluriel - des dieux -, ou au féminin - déesse -. Il convient de noter qu’Allah est le nom qui désigne dieu en araméen, qui était la langue de Jésus, et qui s’apparente à l’arabe.  

Le seul vrai Dieu est un reflet de la seule notion que l’Islam associe à Dieu. Pour un Musulman, Allah est le Tout Puissant, Créateur et Soutien de l’univers ; Il ne ressemble à rien et rien ne peut lui ressembler. Le Prophète Muhammad fut questionné par ses contemporains à propos d’Allah ; la réponse lui fut dictée par Dieu Lui-même sous la forme d’une courte sourate du Coran qui est considérée comme l’essence même de l’unité monothéiste. Cette sourate dit :   

Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux, Dis : “Lui, Dieu, est Un, Il n’a pas engendré ni n’a été engendré. Et Il n’a point d’égal ”.   

Certains non musulmans prétendent que le Dieu de l’Islam est un Dieu sévère et cruel, exigeant d’être pleinement obéi. Ils prétendent qu’Il n’est pas tendre ni bienveillant. Rien n’est plus faux que cette affirmation. En fait, il suffit de savoir que chacune des 114 sourates du Coran, à une exception prés, commencent par le verset suivant : “ Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux. ” Dans un des hadîths du Prophète Muhammad, il nous est dit que : “Dieu est plus tendre et plus bienveillant qu’une mère envers son fils bien-aimé”.   

Cependant, Dieu est également Juste. C’est pourquoi les méchants et les pécheurs doivent avoir leur part de châtiment, et les vertueux se verront accorder Ses dons et Sa grâce. En fait, la Clémence comme attribut divin se manifeste pleinement dans l’attribut de la Justice. Ceux qui souffrent tout au long de leur vie pour l’amour de Dieu et ceux qui oppriment et exploitent les autres ne doivent pas recevoir le même traitement de la part de leur Seigneur. S’attendre à un traitement semblable reviendrait à nier la responsabilité de l’homme dans la vie future et, de ce fait, nier toute incitation à mener une vie morale et vertueuse en ce monde. Les versets coraniques ci-dessous sont clairs et sans ambiguïté à cet égard:  

Il y a auprès de leur Seigneur Les jardins de Délice pour ceux qui le craignent. Traiterons-nous ceux qui sont soumis à Dieu De la même manière que les criminels ? Qu’avez-vous ? Que décidez-vous ? (68 : 34-36) 

L’Islam rejette toute représentation de Dieu sous une forme humaine quelle qu’elle soit, pouvant avantager certains individus ou certaines nations, sur la base de la richesse, du pouvoir ou de la race. Il a créé tous les êtres humains égaux. Il peuvent cependant se distinguer eux-mêmes et gagner Sa grâce uniquement par la vertu et la piété.   

La notion qui veut que Dieu se repose le septième jour, que Dieu ait combattu un de Ses soldats, que Dieu ait une attitude de conspiration et d’envie à l’égard de l’humanité, ou que Dieu se soit incarné dans un être humain, quel qu’il soit, est considérée comme un blasphème du point de vue de l’Islam. 

  L’utilisation exclusive du nom d’Allah pour désigner Dieu reflète l’accent mis par l’Islam sur la pureté de la croyance en Dieu, ce qui constitue l’essence du message de tous les envoyés de Dieu. C’est pour cela que l’Islam considère le fait d’associer une divinité ou une personnalité quelconque à Dieu comme un péché mortel que Dieu ne pourrait jamais pardonner, même s’Il peut pardonner tous les autres péchés.   

Le Créateur doit avoir une nature différente de celle des choses qu’Il a céées, car s’Il était de même nature que celles-ci, Il serait d’essence temporelle, et donc Lui-même créé par quelqu’un d’autre. Il s’ensuit qu’Il n’a point d’égal. Si le Créateur n’est pas d’essence temporelle, il faut alors qu’Il soit éternel. Mais s’Il est éternel, Il n’a pu être engendré par aucun principe, et si rien n’a présidé à sa venue, rien en dehors de Lui n’est à l’origine de Son existence, ce qui signifie qu’Il est son propre principe. Et si la continuité de Son existence ne dépend de rien en dehors de Lui, cette existence ne peut avoir aucune limite. Le Créateur est ainsi éternel et perpétuel : “Il est le commencement et la fin”. Il se suffit à Lui-même, il subsiste par Lui-même ou bien, pour employer le terme coranique, Il est AL-Qayyum. Le Créateur ne crée pas uniquement dans le sens de faire que les choses soient, mais Il les protège également et les enlève à la vie temporelle, et Il est la cause ultime de tout ce qui leur advient.   

Dieu est le Créateur de toute chose. Il est le gardien de tout ce qui existe. Les clés des cieux et de la terre Lui appartiennent.(39 :62,63) Nulle créature ne rampe sur terre, Sans que ce qui lui est nécessaire ne dépende de Dieu. Il connaît sa demeure et son refuge.(11 :6)   

Les attributs de Dieu : 

Si le Créateur est éternel perpétuel, Ses attributs doivent être, eux aussi, éternels et perpétuels. Il ne doit perdre aucun de Ses attributs, ni en acquérir d’autres. C’est ainsi que Ses attributs sont absolus. Peut-il exister plus d’un Créateur avec de tels attributs ? Peut-il y avoir, par exemple, deux Créateurs d’une puissance absolue ? Il suffit d’un moment de réflexion pour se rendre compte que cela n’est guère possible.  

Le Coran résume cet argument dans les versets suivants :   

Dieu n’a auprès de Lui aucun fils, Et n’a aucune divinité à Ses côtés : Sinon, Chaque divinité aurait pris avec elle ce quelle avait créé, Et certaines d’entre elles se seraient élevées au-dessus des autres.(23 :91) 

Et pour quelle raison il y aurait sur la terre et dans les cieux autre chose que Lui ? S’il en était ainsi, La terre et les cieux iraient sûrement à leur perte (21 ;22)   

L’unicité de Dieu : 

Le Coran nous rappelle que tous les dieux prétendus sont de faux dieux. Aux adorateurs des objets fabriqués par l’homme, il est demandé : Adorez-vous ce que vous avez façonné vous-mêmes, ( 37 : 95) Avez-vous mis d’autres dieux à côté de Lui, pour qu’ils vous protègent, même s’ils n’ont pas le pouvoir de se protéger eux-mêmes ?(13 :16)   

Aux adorateurs des êtres célestes, le Coran cite l’histoire d’Abraham :   Quand la nuit s’étendit au-dessus de lui, Il vit une étoile et dit : “voici mon Seigneur”. Mais il dit lorsqu’elle eut disparu : “Je n’aime pas ceux qui disparaissent ? . Lorsqu’il vit la lune qui se levait, il dit :”Voici mon Seigneur”. Mais il dit lorsqu’elle eut disparu : “Si mon Seigneur ne me dirige pas, je serais au nombre des égarés”. Lorsqu’il vit le soleil qui se levait, il dit : “Voici mon Seigneur ! C’est le plus grand”. Mais il dit lorsqu’il eut disparu : “O mon peuple ! Je désavoue ce que vous associez à Dieu. Je tourne mon visage comme un vrai croyant, vers Celui qui a créé les cieux et la terre. Je ne suis pas au nombre des polythéistes.   

L’attitude d’un croyant : 

Pour être musulman, c’est à dire pour se soumettre à Dieu il est nécessaire de croire à l’unicité de Dieu, en ce sens qu’Il est le seul Créateur, Sauveur, Nourricier, etc. …Cependant cette croyance, appelée plus tard Tawhid Ar-Rububbiyyah, n’est guère suffisante. Nombreux étaient les idolâtres qui savaient et croyaient que seul le Dieu Suprême pouvait être tout cela. Ceci ne suffisait pourtant pas à faire d’eux des Musulmans. A l’expression Tawhid Ar-Rububiiyyah, il faudrait ajouter celle qui dit tawhid al’uluhiyyah, c’est à dire que Dieu seul méritant qu’on Lui rendre un culte, il faut par conséquent s’abstenir de vénérer toute autre chose ou tout autre être.   

Une fois acquise cette connaissance de l’existence d’un seul vrai Dieu, l’homme doit maintenir constante sa confiance en Lui, et doit éviter tout ce qui l’entraînerait à nier la vérité.  

Du moment que la foi est entrée dans le cœur d’une personne, elle va créer certains états d’esprit qui auront pour résultat certains actes. Si l’on considère comme un tout ces états d’esprit et ces actes, cela va constituer une preuve de la véritable foi. Le Pète a dit : “ La foi est ce qui demeure fermement dans le cœur et qui est prouvée par les actes ”.   D’ailleurs, ces états d’esprit sont le sentiment de gratitude envers Dieu, ce qui pourrait être considéré comme l’essence de l’ibada (du culte).   Le sentiment de gratitude est si important, qu’un non-croyant est appelé “kafir”, ce qui veut dire : “celui qui nie la vérité “ et aussi :”celui qui n’est pas reconnaissant”.  

Le croyant aime Dieu, et Lui reconnaissant de toutes les bontés qu’Il lui a prodiguées. Cependant, étant conscient du fait que ses bonnes actions, qu’elles soient mentales ou physiques, sont loin de pouvoir se comparer aux faveurs de Dieu, il sera toujours anxieux de savoir si Dieu le punira ici, sur terre, ou dans l’au-delà. Par conséquent il va Le craindre, se soumettre à Lui et Le servir en toute humilité. Il n’est pas possible de se maintenir dans une telle attitude sans avoir, pratiquement sans cesse, la pensée de Dieu présente à l’esprit. La pensée de Dieu constitue ainsi la véritable force de la foi qui, sans cela, dépérirait et s’évanouirait.   

Le Coran essaye de faire ressortir ce sentiment de gratitude par la répétition fréquente des attributs divins. La plupart de ces attributs apparaissent dans les versets ci-dessous :  

Il est Dieu ! il n’y a de dieu que Lui. Celui qui connaît ce qui est caché Et ce qui est apparent. Il est Celui qui fait Miséricorde, le Miséricordieux. Il est le Roi, le Saint, la Paix, Celui qui témoigne de sa propre véridicité, Le Vigilant, le Tout Puissant, le Très Fort, le Très Grand. Gloire à Dieu ! Il est très éloigné de ceux qu’ils Lui associent. Il est Dieu ! le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Celui qui façonne. Les Noms les plus beaux Lui appartiennent. Ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre ses louanges. Il est le Tout Puissant, le Sage. (59 :22-24).  

Il n’y a de dieu que Lui : Le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Ni l’assoupissement, ni le sommeil n’ont de prise sur Lui. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui appartient. Qui intercédera auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait ce qui se trouve devant les hommes et derrière eux, Alors que ceux-ci n’embrassent de Sa science que ce qu’Il veut. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre : Leur maintien dans l’existence ne Lui est pas une charge. Il est le Tout Haut, l’Inaccessible. (2 :255).   O gens du Livre ! Ne dépassez pas la mesure dans votre religion, Ne dites sur Dieu que la vérité. Oui, le Messie, Jésus, fils de Marie, Est le prophète de Dieu, Sa parole, qu’il a jeté en Marie, Un Esprit émanant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses prophètes. Ne dites pas “Trois”. Cessez de le faire, ce sera mieux pour vous. Dieu est unique. Gloire à Lui ! Comment aurait-Il un fils ? (4 :171).
 

LES DROITS DE L’HOMME EN ISLAM 

On sait que, dans chaque langue, il existe un ou plusieurs termes utilisés pour se référer à Dieu et, dans certains cas, à d’autres divinités. Ce n’est pas le cas pour Allah. En effet, Allah est le nom spécifique du Seul Vrai Dieu. Rien d’autre ne peut s’appeler Allah. Ce mot n’a ni pluriel, ni genre. Ceci montre son caractère unique, notamment lorsqu’on le compare avec le mot “ dieu ”, qui peut s’exprimer au pluriel - des dieux -, ou au féminin - déesse -. Il convient de noter qu’Allah est le nom qui désigne dieu en araméen, qui était la langue de Jésus, et qui s’apparente à l’arabe.

Dieu est le Maître Unique et Absolu de l’univers ; Il est le Dieu Souverain, celui qui donne des forces et qui nourrit, le Miséricordieux, celui dont la clémence sanctifie tous les êtres ; Il a octroyé dignité et honneur à chaque être et lui a insufflé Son propre esprit ; quels que soient leurs autres attributs humains, tous les hommes sont foncièrement semblables, et on ne peut véritablement les distinguer les uns des autres du fait de leur nationalité, couleur ou race. Chaque être humain est ainsi apparenté à ses semblables et l’humanité forme une communauté fraternelle au service estimable et gratifiant de Celui qui est compatissant, le Seigneur de l’Univers.

Dans cette ambiance divine, et le concept islamique d’unicité est dominant et central, et entraîne nécessairement le concept d’unicité de l’humanité et la fraternité entre les hommes.

En dépit du fait qu’un état islamique puisse être mis en place n’importe où sur terre, l’Islam ne cherche pas à donner comme limites aux privilèges et aux droits de l’homme, les frontières de son propre état. L’Islam a établi certains droits fondamentaux universels pour l’humanité toute entière, droits qui doivent être observés et respectés en toutes circonstances, que l’on soit résident d’un état islamique ou non, en paix ou guerre avec l’Etat. Le Coran dit clairement :

“ O vous qui croyez ! Tenez-vous fermes comme témoins, devant Dieu, en pratiquant la justice. Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. Soyez justes ! La justice est proche du respect de Dieu. ” (5.8).

Le sang humain est toujours sacré et ne doit pas être versé sans raison. Lorsque quiconque viole le caractère sacré du sang humain en tuant un homme sans justification, le Coran assimile cela au meurtre de l’humanité entière : 

“ …Celui qui a tué un homme qui lui-même n’a pas tué, ou qui n’a pas commis de violence sur terre, est considéré comme s’il avait tué tous les hommes ”.

Il n’est pas permis d’opprimer les femmes, les enfants, les personnes âgées, les malades et les blessés. La chasteté et l’honneur des femmes doivent être respectés en toutes circonstances. Celui qui a faim doit être nourri, celui qui n’a de vêtements doit être vêtu, les blessés et les malades doivent être soignés, qu’ils appartiennent à la communauté musulmane ou qu’ils fassent partie de ses ennemis.

Lorsque nous parlons des droits de l’homme en Islam, nous pensons que ces droits ont été octroyés par Dieu, et non pas par un roi ou une assemblée législative. Les droits octroyés par les rois ou les assemblées législatives, peuvent être retirés de la même manière qu’ils sont conférés. Il en est de même en ce qui concerne les droits acceptés et reconnus par les dictateurs. Ils les octroient et les retirent à leur convenance ; ils peuvent les violer ouvertement quand ils le désirent. En Islam, les droits de l’homme sont conférés par Dieu, et par conséquent, aucune assemblée législative au monde, aucun gouvernement sur terre n’a le droit, ni l’autorité, d’y adopter aucune modification. Personne n’a le droit de les abroger.

Il ne s’agit pas non plus de droits humains fondamentaux conférés sur le papier pour être montrés, exhibés et ensuite déniés dans la vie lorsque le rideau est tiré. Il ne s’agit pas non plus de concepts philosophiques dénués de sanctions.

La charte, les proclamations et les résolutions des Nations Unies ne peuvent être comparées aux droits que Dieu sanctionne ; car, alors que les premières ne s’appliquent pas à n’importe qui, les seconds s’appliquent à chaque croyant. Ces droits font partie intégrante de la foi islamique. Tous les musulmans ou les administrateurs qui se disent musulmans, devront les accepter, les reconnaître et les appliquer. Dans le cas où ils négligent de les appliquer et se mettent à dénier les droits garantis par Dieu, leur apportent des modifications ou même les violent tout en affirmant verbalement les respecer, le verdict du Saint Coran sur de tels comportements est clair et sans équivoque :

“ les incrédules sont ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé. ” (5 :44).

Les droits de l’homme dans un état islamique :

 

1. La Sécurité pour la vie et les biens :

Le Prophète, dans le discours qu’il fit lors du Pèlerinage d’Adieu, déclara : “ vos vies et vos biens vous sont interdits les uns aux autres jusqu’à ce que vous soyez mis en présence de votre Seigneur, le Jour de la Résurrection. ” Le Prophète déclara aussi à propos des dhimmis (les citoyens non-musulmans d’un état musulman) :

“ Celui qui tue un homme engagé envers Dieu (c’est-à-dire un dhimmis), ne pourra même pas respirer les effluves du Paradis. ”.

2. La Sauvegarde de l’Honneur : le Saint Coran stipule :

 

O vous, les croyants ! Que certains d’entre vous ne se moquent pas des autres ;

 

Ne vous calomniez pas les uns les autres ;

 

Ne vous lancez pas des sobriquets injurieux ;

 

Ne dites pas de mal les uns des autres. (49 :11-12).

3. L’inviolabilité de la vie privée : Le Coran ordonne :

 

N’espionnez pas !

 

Ne pénétrez pas dans une maison sans vous être assuré du consentement de son occupant.

4. Les libertés individuelles :

L’Islam stipule qu’aucun citoyen ne peut être emprisonné tant que sa culpabilité n’a pas été prouvée par une cour de justice. Procéder à l’arrestation d’un homme sur simplsoupçon et le jeter en prison sans avoir suivi les procédures judiciaires appropriées, et sans lui avoir fourni la possibilité de se défendre n’est pas admis par l’Islam.

5. Le droit de protester contre la tyrannie :

A propos du droit de protester contre la tyrannie, le Coran dit : 
“ Dieu n’aime pas la calomnie en public sauf si celui qui parle a lui-même été calomnié. ”

En Islam, comme nous l’avons déjà montré, tout pouvoir et toute autorité appartiennent à Dieu, qui délègue certains de Ses pouvoirs à l’homme. Un homme doté de tels pouvoirs doit être extrêmement respectueux envers son peuple. Tout ceci fut entériné par Hazrat Abou Bakr qui déclara dans son premier discours : “ Coopérez avec moi lorsque j’ai raison, mais corrigez-moi lorsque je commets une erreur ; obéissez-moi tant que je respecte les commandements d’Allah et de Son Prophète ; mais détournez-vous de moi lorsque je m’en écarte. ” 
La liberté d’expression : 
L’Islam reconnaît le droit à la liberté de pensée et d’expression pour tous les ciroyens d’un état islamique, à condition qu’elle soit utilisée pour propager la vérité et la vertu, et non pour répandre la méchanceté et le mal. Le concept islamique de liberté d’expression est bien supérieur à celui qui prévaut en Occident.
En effet, l’Islam ne permettra en aucune circonstance la propagation de la méchanceté et du mal. Il interdit à quiconque d’utiliser un langage offensant ou injurieux sous prétexte de critique. Les Musulmans avaient l’habitude de demander au Prophète si une injonction divine lui avait été révélée sur tel ou tel sujet. Lorsqu’il répondait qu’il n’en avait reçu aucune, les Musulmans exprimaient alors librement leur opinion sur le sujet.

La liberté d’association : 
L’Islam donne aussi aux hommes le droit de s’associer et de former des partis ou des organisations. Ce droit aussi, est assujetti à certaines règles. 
La liberté de conscience : 
L’Islam ordonne :  “ Il ne doit pas y avoir de contrainte en matière de foi. ” Les sociétés totalitaires, au contraire, privent totalement les individus de liberté. En vérité, cet éloge excessif de l’autorité de l’Etat pose le principe d’une sorte de servitude, d’esclavage de l’homme. A une certaine époque, esclavage signifiait domination totale de l’homme sur l’homme- ce type d’esclavage est maintenant aboli légalement ; à sa place les sociétés totalitaires imposent une forme de domination similaire sur les individus. 
La protection des conviction religieuses : 
Parallèlement à la liberté de conscience, l’Islam donne à l’individu le droit d’être respecté dans ses convictions religieuses et garantit que rien ne porte atteinte à ce droit. 
La protection contre l’emprisonnement arbitraire : 
L’Islam reconnaît aussi à l’individu le droit de ne pas être arrêté ou emprisonné pour un crime commis par une tierce personne. Le Saint Coran énonce clairement ce principe : “Personne ne sera amené à porter le fardeau d’ un autre”. 
Le droit au minimum vital : 
L’Islam reconnaît aux nécessiteux le droit d’être aidés et assistés : “ Une petite partie de leur richesse doit être distribuée aux nécessiteux et aux plus démunis ”. 
L’égalité devant la Loi : 
L’Islam donne à ses citoyens le droit à l’égalité complète et absolue devant la Loi. 
Les dirigeants ne sont pas au-dessus de la loi : 
Une femme, qui appartenait à une famille noble et influente, fut arrêtée pour vol. L’affaire fut amenée devant le Prophète, et il fut demandé à celui-ci qu’on épargnât à cette femme le châtiment pour vol. Le Prophète répondit : “les nations qui vécurent avant vous furent détruites par Dieu, elles châtiaient l’homme du commun pour un délit et laissaient aller les dignitaires malgré leurs crimes ; par Celui qui tient ma vie entre Ses mains, je jure que même si c’était Fatima, la fille de Muhammad, qui avait commis ce crime, je lui aurais fait couper la main”. 
Le droit de participer aux affaires de l’Etat : 
“ Ils délibèrent entre eux au sujet de leurs affaires ” (42 :38).
Par shoura ou assemblée législative on entend la chose suivante : la tête de l’exécutif du gouvernement doit être élus librement et en toute indépendance par le peuple.

Enfin, il doit être clair que l’Islam tente d’appliquer les droits de l’homme ci-dessus mentionnés, ainsi que bien d’autres, non seulement par la mise en place de certaines sauvegardes, mais également en invitant l’humanité à transcender le niveau inférieur de la vie animale afin de dépasser les simples liens créés par la parenté de sang, la supériorité raciale, l’arrogance linguistique et les privilèges économiques. Il invite l’humanité à essayer d’atteindre un niveau d’existence, où l’homme grâce à ses qualités intérieures, puisse réaliser l’idéal de la Fraternité Humaine.